Appel à communications

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  Circulaire 1 – Septembre 2018

Appel à communications

 

          La Red Sea Conference IX (https://redsea9.sciencesconf.org/) se tiendra du 2 au 5 juillet 2019 à Lyon (France), les rencontres précédentes s’étant tenues au British Museum, à l’Université de Southampton, à l’Université d’Exeter (Royaume-Uni), à l’Université de Tabuk (Arabie Saoudite), à l’Université « L’Orientale » de Naples (Italie) et à l’Université de Varsovie (Pologne).

          Ce colloque est organisé conjointement par le projet ERC « Desert Networks », HiSoMA (l'un des laboratoires de la fédération de recherche Maison de l’Orient et de la Méditerranée) et l'Université d'Artois. HiSoMA (Histoire et Sources des Mondes Antiques) a une longue tradition de terrain en Égypte et dans la région de la mer Rouge (Mission archéologique française du désert Oriental), ainsi que dans la zone de l’océan Indien, du Bangladesh (Mahasthan) au Koweït (Faïlaka). En 2017, une équipe du laboratoire HiSoMA a obtenu un financement de l'ERC pour conduire un programme de recherche sur cinq ans (« Desert Networks ») dédié à l'étude de la connectivité du désert Oriental d’Égypte du Nouvel Empire à la période romaine. En parallèle, l’université d’Artois, en coopération avec trois autres universités (École Normale Supérieure – Paris, Rome « Tor Vergata », Paris Sorbonne), met actuellement en place un Groupement d’intérêt scientifique (GIS) nommé « Méditerranée - Océan Indien : échanges à longue distance dans le monde antique ». Cette collaboration verra le jour dans les prochains mois.

        Le cycle des Red Sea Conferences a de longue date montré un intérêt particulier pour l'étude de la connectivité. Trois rencontres précédentes (Red Sea III, IV et V) se sont concentrées sur les connexions et réseaux, en abordant des thèmes aussi variés que les contacts culturels, les routes maritimes et terrestres, les liens entre port et arrière-pays, ainsi que les échanges et les marchands de la mer Rouge et des territoires environnants. Après plusieurs rencontres consacrées à d’autres sujets, la Red Sea Conference IX revient sur la question essentielle de la connectivité et des réseaux, en proposant de les aborder dans une perspective spatiale. Nous partons de l’idée que les réseaux humains et l’espace sont interconnectés et que les liens et contacts ont d'ailleurs souvent des formes spatiales. Inversement, les structures et les dynamiques des réseaux dépendent fréquemment d’un contexte spatial particulier. En d’autres mots, en prenant le thème de l’espace comme point de départ, nous voudrions lancer de nouvelles réflexions et enquêtes sur les réseaux humains qui ont autrefois maillé la région de la mer Rouge, l’ouest de l'Océan Indien et les zones environnantes, de la préhistoire à l'époque contemporaine, dans une perspective transdisciplinaire (archéologie, histoire, géographie, cartographie, anthropologie, ethnographie, sciences naturelles, philologie, etc.).

 

        Dans cette logique, nous invitons les chercheurs du monde entier à présenter des propositions d'intervention portant sur les thèmes suivants :

1)    Îles et insularité

-       Quelle était l'importance des « grandes » et « très grandes » îles (Bahreïn, Socotra, Sri Lanka) pour la navigation et le commerce entre la mer Rouge et l’océan Indien ; dans quelle mesure la dynamique des réseaux en dépendait-elle ?

-       Quel fut le rôle joué par les nombreuses « petites » îles et archipels (Dahlak, Farasan et les îles de la mer Rouge, Lamu et les îles d'Afrique de l'Est, Faïlaka et les îles du golfe Arabo-Persique) dans les réseaux régionaux ; doivent-ils être considérés comme des centres de production dynamiques reliés aux réseaux de la mer Rouge et de l'Océan Indien, ou comme des espaces vides et isolés ?

2)    Les détroits de la mer Rouge et de l’Océan Indien

-       Connectivité et interruption des réseaux dans les zones de détroit (Bab al-Mandab, Hormuz, Tiran, Juba, Palk) : les détroits comme points de passage, portes, barrières, goulots d'étranglement, etc. ;

-       Étude des rivalités, tensions et conflits autour des détroits.

3)    Zones dangereuses et lieux sûrs : la solidité des réseaux en pratique

-       La géographie du danger : côtes hostiles, vents dangereux, zones désertiques etc. Qu'est-ce qu'un lieu sûr ?

-       Surmonter les dangers et se forger une expertise en lançant des expéditions de reconnaissance, en analysant les phénomènes naturels, etc. ;

-       L’espace de la piraterie ;

-       « Dark networks »: liens entre piraterie, marchands et pouvoir.

4)    Mer, déserts, montagnes : le maintien des connexions dans des environnements discontinus

-       Du désert et des montagnes à la mer, de la mer au désert et aux montagnes : comment, pour les marchandises, passer des animaux de bât à la cale d'un navire et vice versa ?

-       Questions logistiques : comment l'approvisionnement en eau douce était-il assuré lors des voyages maritimes et terrestres ? Quels types de conteneurs étaient utilisés pour transporter les marchandises de l'Océan Indien ?

-       Les ports comme interfaces ;

-       Relations inter-groupes : dans quelle mesure les peuples nomades et sédentaires ont-ils coopéré ou se sont-ils opposés ? Se sont-ils ignorés ? Dans quelle mesure les réseaux maritimes et terrestres sont-ils liés entre eux ?

 

        Le comité scientifique donnera la priorité aux bilans et aperçus généraux, ainsi qu’aux communications problématisées plutôt qu’aux rapports de fouille. Des posters peuvent aussi être proposés, mais leur nombre est limité.

           La date limite pour soumettre une proposition est fixée au 15 janvier 2019. Le dépôt se fait sur le site internet de la conférence (page Déposer une proposition), selon les modalités expliquées sur la page Procédure de dépôt et inscription. Les résumés seront évalués par le comité scientifique. Les participants seront informés de la sélection de leur intervention au début du mois de mars 2019.


Le comité d’organisation

Bérangère Redon (Chercheuse, CNRS, HiSoMA; directrice du projet ERC « Desert Networks »)

Pierre Schneider (Professeur, Université d’Artois)

Caroline Durand (Chercheuse associée, HiSoMA)

Julie Marchand (Chercheuse associée, HiSoMA et projet ERC « Desert Networks »)

 

 Al-Wajh

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